Une taxe de plus dans les dents?

Voici ce que le texte de l’initiative exige!

Selon la définition fédérale en vigueur, les soins dentaires de base sont ceux qui sont les plus simples et les plus économiques. Ils ne couvrent ni frais d’orthodontie, ni soins esthétiques, ni couronnes, ni implants dentaires.

Le financement de cette assurance impliquerait, pour les personnes actives travaillant dans le canton, est assuré par une nouvelle ponction sur leur salaires selon le même principe que pour les cotisations AVS.

Le financement de cette assurance sera assuré, pour les personnes sans emploi, les retraités ainsi que pour les enfants et les adolescents, est assuré par la politique sanitaire cantonale, autrement dit par l’argent des impôts.

Compte tenu du texte de l’initiative et de son coût, estimé à près de 300 millions de francs par année, un Comité appelle les Genevois à dire NON à une assurance dentaire obligatoire !

Argumentaire

Le 10 février NON à une assurance dentaire obligatoire...
  • …payée par une ponction sur les salaires

    Les initiants prévoient 1% de prélèvement paritaire sur les salaires. C’est donc 840 francs prélevés chaque année par personne active, sans compter la hausse d’impôt (salaire mensuel médian genevois de 7'000 francs). La classe moyenne contribuera fortement à financer une prestation qui n’a rien à voir avec le marché du travail. C’est donc une taxe de plus dans les dents!

  • …payée par les impôts

    L’initiative prévoit aussi un financement de l’assurance par le biais des impôts pour la prise en charge des soins dentaires des retraités AVS et des jeunes. Cette assurance ponctionnera donc à double la classe moyenne, ce qui est profondément injuste. Elle s’attaque aussi directement au porte-monnaie des seniors.

  • …trompeuse sur les soins dentaires couverts

    Une assurance dentaire obligatoire de base ne couvrira ni les frais esthétiques, ni les frais d’orthodontie, ni les implants dentaires ou les couronnes. Le choix du traitement ne sera pas possible non plus. C’est donc une initiative trompeuse qui ne profitera pas aux personnes qui paieront cette assurance.

  • …mal ciblée

    Les Genevois à revenu modeste bénéficient déjà d’aides de l’Etat pour leurs soins dentaires de base. Les jeunes sont pris en charge dans le cadre scolaire. Cette initiative ratera donc sa cible!

En savoir plus

Les contre-vérités des initiants

Pourquoi leurs arguments peuvent vous induire en erreur!

  • L’immense majorité des revenus modestes et de la classe moyenne va y gagner

    Faux

    L’initiative prévoit un système de financement qui impliquera des coûts importants pour les salariés. Pour les actifs, cela représente 840 francs prélevés (0,5% à charge de l’employé et 0,5% à charge de l’employeur – IN 160-A, p.3) chaque année par personne active sur le salaire (en tenant compte du salaire mensuel médian genevois de 7'000 francs). C’est en réalité un double prélèvement pour les travailleurs étant donné que l’initiative prévoit également de recourir aux finances cantonales, donc à l’impôt, pour assurer les soins dentaires des personnes sans activité lucrative à Genève. Par ailleurs, les revenus modestes bénéficient déjà d’aides de l’Etat pour leurs soins de base. Il est plus opportun de maintenir des aides ciblées pour les personnes qui en ont réellement besoin plutôt qu’une assurance dentaire obligatoire pour tous.

  • La mise en place d’une assurance obligatoire est le meilleur moyen de maîtriser les coûts

    Faux

    Il n’y a qu’à se référer à l’assurance-maladie pour voir que ce n’est pas vrai. Il en serait de même avec une assurance dentaire obligatoire genevoise financée par les actifs-contribuables de notre canton. La mise en place d’une assurance dentaire obligatoire serait non seulement compliquée à mettre en place, mais également coûteuse, que ce soit à court et à long terme.

  • La totalité des soins, dentiste comme hygiéniste, seront remboursés. Seuls les soins esthétiques ne seraient plus pris en charge

    Faux

    Les initiants laissent croire que la totalité des soins dentaires seront pris en charge par cette assurance obligatoire. Or le texte parle de soins dentaires de base, ce qui signifie que l’assurance obligatoire ne rembourserait ni les couronnes, ni les implants dentaires, ni les soins esthétiques. Le choix du traitement ne sera pas possible non plus. Autrement dit, avec une assurance dentaire obligatoire, il faudra payer assurance et soins dentaires.

  • L’assurance dentaire obligatoire permettra de réduire fortement les problèmes dentaires de la population

    Faux

    Il a été montré que les soins dentaires ne sont pas le résultat d’un seul facteur, soit les ressources financières des personnes, mais dépendent en réalité de plusieurs variables, comme par exemple les habitudes de vie, les pratiques alimentaires ou l’hygiène dentaire. Le pourcentage de la population qui consulte annuellement l’hygiéniste et le dentiste est d’ailleurs en constante augmentation. Le taux de carie a également baissé, ce qui démontre que la prophylaxie et les soins sont bien suivis dans le canton de Genève.